05 mai 2008
POUR REDONNER DU SENS A LA VIE
Vous avez peut-être déjà lu l'un des livres que j'ai écrits (voir ci-contre ou le site http://viedifferente.canalblog.com). Cependant, ce blog ne parlera pas d'eux mais simplement de ma façon de voir le monde et surtout des livres que j'ai lus et que j'ai aimés, des livres qui permettent, à mon avis, de retrouver un équilibre de vie, de remettre le monde à l'endroit et de redonner de la valeur à ce qui mérite d'en avoir
06 mai 2008
LA SIMPLICITE VOLONTAIRE
C'est un mouvement qu'on peut faire remonter à Epicure ou à Gandhi mais dont on a commencé à parler en le nommant ainsi dans les années 1980 avec Serge Mongeau au Canada ou Serge Latouche en France qui parle, lui, de "décroissance".
Nous vivons dans une société de consommation, environnés de gadgets de toutes sortes pour lesquels nous dépensons beaucoup d'argent et dont la production contribue à polluer notre planète. Notre bien-être dépend-il vraiment de tous ces objets de consommation?
La simplicité volontaire, c'est un mode de vie: nous ne passons plus notre temps à accumuler les biens et pour cela à travailler sans relâche, mais nous prenons le temps de vivre, dans la convivialité et la frugalité.
Pour continuer la réflexion:
Des livres qui expliquent bien les principes de la simplicité volontaire:
- Serges Mongeau: la simplicité volontaire, plus que jamais
Présentation de l'éditeur
Ce livre invite le lecteur à faire
un bilan sur la société de consommation. Il compte deux parties. La
première, intitulée « La crise des valeurs », met en question les
valeurs à la base de notre société de consommation. Dans la deuxième
partie, « La vie de tous les jours », Serge Mongeau expose les
bénéfices qu'il y aurait à simplifier divers aspects de nos vies et il
explore les moyens d'y arriver.
- Serge Latouche: Petit traité de la décroissance sereine
Présentation de l'éditeur
La décroissance n'est pas la
croissance négative. Il conviendrait de parler d " a-croissance ",
comme on parle d'athéisme. C'est d'ailleurs très précisément de
l'abandon d'une foi ou d'une religion (celle de l'économie, du progrès
et du développement) qu'il s'agit. S'il est admis que la poursuite
indéfinie de la croissance est incompatible avec une planète finie, les
conséquences (produire moins et consommer moins) sont encore loin
d'être acceptées. Mais si nous ne changeons pas de trajectoire, la
catastrophe écologique et humaine nous guette. Il est encore temps
d'imaginer, sereinement, un système reposant sur une autre logique :
une "société de décroissance".
Des sites:
07 mai 2008
LE TRAVAIL
Il est évident qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans le monde du travail de nos sociétés occidentales.
Le gouvernement voudrait que les gens travaillent davantage (heures supplémentaires, retraite plus tardive) mais les études montrent que les Européens voudraient travailler moins, et même parfois, à temps partiel.
Problème de quantité:
Dans les années 1980, on a connu la réduction du temps de travail, on parlait de civilisation de loisirs. Aujourd'hui, on nous demande d'allonger la durée hebdomadaire de travail! Que se passe-t-il? Le pays est-il en train de retomber dans la pauvreté? Pourtant, quand on regarde autour de soi, on voit une certaine abondance et un progrès technologique: les ordinateurs toujours plus nombreux, les télévisions plus grandes et plus performantes, les téléphones portables toujours plus chers. On n'a vraiment pas l'impression que le pays soit en danger et qu'il faille se retrousser les manches pour lui!
Et puis, on aurait du mal à accepter un retour en arrière car l'idée de moins se fatiguer au travail est liée à l'idée d'une évolution positive d'une société moderne. Le temps partiel, que ce soit pour les femmes ou pour les hommes me paraît une solution idéale et elle correspond, je trouve, à une société évoluée qui a dépassé le stade de la lutte pour la survie. Malheureusement, si le temps partiel est parfois imposé à des gens qui ne le souhaitent pas, il n'est pas un droit pour ceux qui le demandent, même dans la fonction publique.
Enfin, certains chiffres interpellent: il paraît qu'en France, le temps réel de travail des salariés à temps plein est de 39 heures hebdomadaires mais qu'il n'est plus que de 36,3 heures pour l'ensemble des emplois, c'est-à-dire temps pleins et temps partiels. Si on inclut dans cette moyenne, et cela me semble impératif, les 0 heures hebdomadaires des chômeurs, on devrait obtenir un chiffre intéressant: la moyenne effectivement travaillée par l'ensemble des Français. Et ce chiffre pourrait devenir la nouvelle durée légale du travail, celle qui permettrait d'obtenir le plein emploi. Ce chiffre est plus proche des 33 heures hebdomadaires que des 39 heures rêvées par notre président!!
Problème de qualité:
Notre société connaît un sérieux problème au niveau des
conditions de travail. On écrit des rapports sur la souffrance au travail, le
stress, sans parler du travail à la chaîne qui n'a pas disparu, loin de là. Il
y a malaise, dans le monde du travail, quand l'homme n'est plus à la première place,
quand il est un pion sur l'échiquier, quand il n'est pas reconnu en tant que
personne dans son travail, quand il doit s'adapter à la machine et non la
machine à lui pour soulager sa peine, quand il n'est pas respecté dans son rythme,
dans ses obligations familiales, dans son besoin de créativité et
d'initiatives, quand la loi du marché et la loi du profit passent avant son
équilibre personnel, quand les hommes sont au service de l'entreprise au lieu
que ce soit le monde du travail qui soit au service de l'être humain.
Il faut
lire ce que disent les philosophes sur les risques d'aliénation par le travail
car cela concerne plus que jamais notre société. Hegel explique que l'homme se
libère par le travail en prenant conscience de lui-même, Marcuse dénonce le
travail répétitif et parcellaire aliène l'homme qui devient alors
unidimensionnel, Hannah Arendt observe que toutes les langues européennes
distinguent le labeur et l'oeuvre et que c'est l'oeuvre qui contribue à épanouir l'homme,
Jean-Paul II déclare que "le travail est avant tout pour l'homme et non
l'homme pour le travail" et bien d'autres...
Conclusion
Il faut revaloriser le travail, c'est-à-dire lui rendre sa fonction essentielle: épanouir et servir l'être humain. Et puis, aussi intéressant qu'il puisse devenir, il faut le laisser à sa juste place: une activité humaine parmi d'autres mais pas la seule. L'être humain a beaucoup d'autres choses à faire dans sa vie: découvrir le monde, réfléchir, s'occuper de ses enfants et de ses amis, vivre dans la convivialité...
Une condition cependant pour que la réduction du temps de
travail soit possible: sortir du système productiviste actuel et donc adopter
les principes de la "simplicité volontaire", c'est-à-dire se poser la
question: "Et si je consommais moins? Cela me permettrait de moins
travailler, de passer plus de temps avec ma famille, d'avoir une vie plus
équilibrée. Le travail est une bonne chose mais ce n'est pas tout dans la vie.
Et la consommation non plus."
Pour continuer la réflexion:
Des sites:
- Un article sur la vision philosophique du travail
- la fondation européenne pour l'amélioration des conditions de vie et de travail: un dossier sur la répartition du temps de travail des hommes et des femmes.
08 mai 2008
L'ECOLOGIE
La situation écologique de la planète est catastrophique.
Les paysages
Nicolas Hulot réussit encore à trouver de petits coins de paradis à contempler mais il faut vraiment les chercher et ce que nous avons sous les yeux chaque jour est bien différent: des paysages privatisées, rarement sauvages, des espaces salis et pollués.
Le réchauffement climatique et la pollution
L'équilibre climatique de notre planète est rompu à cause de
l'activité industrielle intense liée elle-même au mode de vie des habitants qui
produisent et consomment trop.
Une alimentation malsaine
Notre alimentation, qui passe par tous les stades de
l'industrialisation, est déséquilibrée, trop riche en glucides et en lipides
parce que pas assez naturelle.
Les réponses
La réponse à tous ces problèmes se trouve une nouvelle fois dans la réduction de la consommation et donc dans la simplicité volontaire:
- Construire moins d'unités de production et de grandes surfaces permettrait de sauvegarder nos paysages.
- Utiliser moins d'énergie permettrait de limiter l'émission de gaz à effet de serre.
- Il est nécessaire de retrouver une agriculture en contact
avec la terre et respectueuse de l'environnement mais aussi de réduire la
consommation de viande trop coûteuse en énergie.
Pour continuer la réflexion:
Des livres:
- JP Cartier: Pierre Rabhi, le chant de la terre
Présentation de l'éditeur
Né dans le Sud algérien, élevé à
l'occidentale et parachuté à 20 ans à Paris, Pierre Rabhi trouve son
équilibre en faisant souche dans les Cévennes. Ecologiste de la
première heure, il pratique depuis quarante ans l'agrobiologie, un
modèle d'agriculture naturelle qui permet de nourrir à la fois la terre
et celui qui la cultive. Il s'est fait l'apôtre de cette méthode qu'il
a appliquée avec succès, notamment en Afrique.
- Nicolas Hulot: Pour un pacte écologique
Présentation de l'éditeur
Nous le savons : l'activité
humaine est en train de bouleverser les équilibres naturels qui ont
rendu notre planète habitable - des équilibres qui ont mis des millions
d'années à s'instaurer. Le compte à rebours a commencé. Pour
d'innombrables espèces animales et végétales, il est déjà trop tard.
Quant aux hommes, ils sont des centaines de millions à souffrir de
l'affaiblissement de leurs ressources et de la pollution, et seront
demain encore plus nombreux à être victimes des dérèglements
climatiques qui les chasseront de leurs terres et les pousseront à
émigrer. vers le nord, où les attend une autre forme de misère. Oui,
nous le savons, mais nous ne faisons rien, ou si peu. Les hommes
politiques des pays dits riches s'affrontent sur des questions qui
paraîtront bientôt dérisoires devant la montée des périls écologiques. [...] Agissons ensemble
avant qu'il ne soit trop tard.
- MM Robin: Le monde selon Monsanto
Présentation de l'éditeur
Implantée dans quarante-six pays,
Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, niais aussi l'une des
entreprises les plus controversées de l'histoire industrielle avec la
production de PCB (pyralène), d'herbicides dévastateurs (comme l'agent
orange pendant la guerre du Viêt-nam) ou de l'hormone de croissance
bovine (interdite en Europe). Depuis sa création en 1901, la firme a
accumulé les procès en raison de la toxicité de ses produits, mais se
présente aujourd'hui comme une entreprise des " sciences de la vie ",
convertie aux vertus du développement durable. Grâce à la
commercialisation de semences transgéniques, elle prétend vouloir faire
reculer les limites des écosystèmes pour le bien de l'humanité. Qu'en
est-il exactement ? Quels sont les objectifs de cette entreprise qui,
après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses
activités, s'intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde
au point de se donner des allures d'organisation humanitaire ?
S'appuyant sur des documents inédits, des témoignages de victimes, de
scientifiques ou d'hommes politiques, ce livre reconstitue la genèse
d'un empire industriel qui, à grand renfort de rapports mensongers, de
collusions avec l'administration nord-américaine, de pressions et
tentatives de corruption, est devenu le premier semencier du monde. Et
il révèle notamment le rôle joué par Monsanto dans le formidable tour
de passe-passe qui a permis l'extension planétaire des cultures OGM
sans aucun contrôle sérieux de leurs effets sur la nature et la santé
humaine.
Des sites:
Le site de Jancovici, bien illustré de tableaux et schémas qui montrent tous les chiffres concernant la diminution des réserves énergétiques.
Les AMAP sont des groupements de petits producteurs agriculteurs et de consommateurs.
- Un dossier clair et complet de Greenpeace sur les OGM
09 mai 2008
LA PLANETE
Depuis la mondialisation, il n'est plus possible de ne pas avoir conscience des énormes problèmes de notre organisation planétaire ou plutôt de notre désorganisation planétaire car l'état d'esprit n'est pas au souci d'harmonie mais plutôt à la rivalité
D'une façon globale, il y a un problème de ressources. On sait que les matières premières fossiles s'épuisent au moment où de nouveaux pays décident de les utiliser en grande quantité pour adopter le même système de consommation qu'en Europe et qu'en Amérique de Nord. Pourtant, on sait aussi, avec les calculs du WWF concernant "l'empreinte écologique", qu'il n'est matériellement pas possible que tous les habitants du monde aient le même train de vie que les Européens ou les Américains.
Attention, cela ne veut pas dire que tous les habitants de la planète ne peuvent pas vivre et qu'ils sont trop nombreux! D'après Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations-Unies sur le droit à l'alimentation, la terre peut nourrir 12 milliards d'hommes.
On a compris que le problème est plus un problème de répartition des richesses. Tout simplement, les Occidentaux devront voir leur niveau de vie se simplifier pour que les autres habitants voient le leur s'améliorer. On comprend pourquoi la lutte est sévère et serrée!
Quels sont les agents qui s'efforcent de maintenir le système actuel avec ses inégalités afin de protéger le niveau de vie des Occidentaux? Jean Ziegler, dénonce le FMI et la banque mondiale qui, utilisant le chantage de la dette à rembourser, gardent le contrôle sur les pays du tiers monde et les empêchent de sortir de leurs difficultés sociales. Trop souvent aussi, les gouvernants des pays occidentaux maintiennent en place des dirigeants complètement corrompus qui ne pensent qu'à s'enrichir et ne font qu'aggraver la situation économique et sociale de leur pays.
Pour les pays pauvres, on le voit bien en ce moment avec les émeutes de la faim suite à la hausse du cours mondial des matières première alimentaires, la solution réside dans le retour à l'agriculture vivrière et écologique. Comme le montre Pierre Rabhi, l'agriculture à base d'hybrides et d'engrais, n'a pas enrichi les producteurs, bien au contraire, mais uniquement les sociétés multinationales de semenciers.
Pour poursuivre la réflexion:
Des livres:
- Pierrre Rabhi: La part du colibri
Présentation de l'éditeur
" Comment se fait-il que
l'humanité, en dépit de ressources planétaires suffisantes et de
prouesses technologiques sans précédent, ne parvienne pas à faire en
sorte que chaque être humain puisse se nourrir, se vêtir, s'abriter, se
soigner et développer les potentialités nécessaires à son
accomplissement ? [...] Comment se fait-il que nous n'ayons pas pris
conscience de la valeur inestimable de notre petite planète, seule
oasis de vie au sein d'un désert sidéral infini, et que nous ne
cessions de la piller, de la polluer, de la détruire aveuglément au
lieu d'en prendre soin et d'y construire la paix et la concorde entre
les peuples ? " Ce texte de Pierre Rabhi nous amène à ouvrir les yeux
sur le devenir de la planète et de l'espèce humaine, et propose une
réflexion sur la " nécessaire décroissance ".
- Pierre Rabhi: Parole de terre
Parole de Terre dresse le bilan d'une civilisation qui, voulant dominer la terre, la mutile, la torture et la désacralise. A travers Tyemoro, le personnage principal, s'expriment la souffrance et l'abandon dont sont victimes les peuples traditionnels du Sud, soumis à la logique désastreuse du productivisme agricole.
- Jean Ziegler: Les nouveaux maîtres du monde
Présentation de l'éditeur
Aujourd'hui dans le monde, tous
les jours, 100000 personnes meurent de faim ou de ses suites
immédiates, victimes d'un impératif et d'un seul, imposé par les
maîtres du monde : le profit sans borne.
Au
coeur du marché globalisé, le prédateur. Banquiers, hauts responsables
de sociétés transnationales, opérateurs du commerce mondial accumulent
l'argent, détruisent l'État, dévastent la nature et les êtres humains.
Ce livre révèle leur visage, analyse leur discours, dénonce leurs
méthodes, et les mercenaires qui les servent, au sein de l'OMC, de la
Banque mondiale et du FMI, et démonte l'idéologie qui les inspire,
jetant une lumière crue sur le rôle joué par l'empire américain.
- Hervé Kempf: Comment les riches détruisent la planète.
Présentation de l'éditeur
Nous sommes à un moment de
l'histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l'espèce humaine :
pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte aux limites
de la biosphère et met en danger son avenir. Vivre ce moment signifie
que nous devons trouver collectivement les moyens d'orienter
différemment cette énergie humaine et cette volonté de progrès. C'est
un défi magnifique, mais redoutable. Or, une classe dirigeante
prédatrice et cupide, gaspillant ses prébendes, mésusant du pouvoir,
fait obstacle au changement de cap qui s'impose urgemment. Elle ne
porte aucun projet, n'est animée d'aucun idéal, ne délivre aucune
parole mobilisatrice. Après avoir triomphé du soviétisme, l'idéologie
néolibérale ne sait plus que s'autocélébrer. Presque toutes les sphères
de pouvoir et d'influence sont soumises à son pseudo-réalisme, qui
prétend que toute alternative est impossible et que la seule voie
imaginable est celle qui conduit à accroître toujours plus la richesse.
Des sites:
- Mouvement international la terre et l'humanisme, site de Pierre Rabhi
- Page du WWF sur l'empreinte écologique